Comment arrêter de « manger » ses émotions
Vous ouvrez le placard de la cuisine. Vous prenez un biscuit, puis un autre. Pourtant, vous n’avez pas vraiment faim. Vous venez peut-être de terminer une journée éprouvante, de gérer les problèmes des autres ou de passer des heures à penser à tout ce que vous devez encore faire.
Sur le moment, manger vous fait du bien. Votre esprit semble s’apaiser quelques (courts) instants. Puis viennent parfois la culpabilité, les regrets et cette petite phrase que vous vous répétez : « Demain, je ferai attention. »
Si vous vous reconnaissez dans cette situation, vous n’êtes ni faible ni dépourvu de volonté.
Le grignotage émotionnel peut être une façon de répondre à un besoin émotionnel que vous avez du mal à identifier ou à satisfaire autrement. Le comprendre permet d’envisager des solutions plus respectueuses de vous-même que les interdictions et les régimes à répétition.
À Thuir, dans les Pyrénées-Orientales, je vous accompagne dans l’exploration de ces mécanismes à l’aide de différentes approches complémentaires : hypnose, EFT (Emotional Freedom Techniques), pleine conscience et recadrage perceptif.
L’objectif n’est pas de vous imposer de nouvelles règles. Il s’agit de vous aider à mieux comprendre ce qui se passe en vous, à retrouver des choix et à construire progressivement une relation plus sereine avec vos émotions et votre alimentation.
1. Le grignotage émotionnel : quand vous mangez pour autre chose que la faim
Le grignotage émotionnel, parfois appelé alimentation émotionnelle, désigne le fait de manger en réaction à un état émotionnel plutôt qu’en réponse à la seule faim physique.
Cela peut se produire lorsque vous êtes stressé, anxieux, triste, frustré, seul ou épuisé. Parfois, c’est même l’ennui ou le besoin de vous accorder une pause qui déclenche l’envie de manger.
Imaginez cette femme de 43 ans qui assume beaucoup de responsabilités. Elle travaille, s’occupe de sa famille, pense aux rendez-vous, anticipe les difficultés et essaie de ne décevoir personne.
Le soir, lorsque tout le monde est enfin couché, elle se retrouve seule dans la cuisine. Elle ouvre un paquet de chocolat. Ce n’est pas nécessairement son estomac qui réclame à manger. C’est peut-être la première fois de la journée qu’elle s’autorise à souffler.
Le chocolat devient alors un moment de réconfort, une parenthèse, une récompense ou une manière de relâcher la pression.
Ce comportement n’est pas systématiquement problématique. Manger pour le plaisir fait naturellement partie de la vie. La difficulté apparaît lorsque ce réflexe devient presque automatique, se répète malgré soi ou constitue le principal moyen de faire face à des émotions difficiles.
Comment reconnaître une faim émotionnelle ?
La faim physique et l’envie de manger liée aux émotions peuvent se ressembler. Il n’existe donc pas de test infaillible permettant de les distinguer à chaque fois.
Certains indices peuvent néanmoins vous aider :
L’envie de manger apparaît après une contrariété, une dispute ou une journée particulièrement stressante.
Vous recherchez un aliment précis, souvent associé au plaisir ou au réconfort.
Vous avez l’impression de manger sans vraiment y penser.
Vous continuez parfois à manger alors que votre faim physique semble satisfaite.
Vous ressentez ensuite de la culpabilité ou vous vous promettez de ne plus recommencer.
Vous avez déjà essayé de vous contrôler, mais le même scénario revient lorsque la pression augmente.
Ces signes ne constituent pas un diagnostic. Ils invitent plutôt à observer ce qui se passe avant, pendant et après le grignotage.
La question essentielle n’est donc pas uniquement : « Pourquoi est-ce que je mange cela ? »
C’est aussi : « De quoi ai-je besoin à cet instant précis ? »
2. Pourquoi le stress et les émotions peuvent-ils donner envie de manger ?
Le lien entre les émotions et l’alimentation est un sujet étudié en psychologie, en nutrition et en neurosciences.
Une revue scientifique publiée en octobre 2026 dans le Journal of Eating Disorders a analysé les recherches quantitatives consacrées au grignotage émotionnel. Elle relève des associations entre alimentation émotionnelle, stress perçu, émotions négatives et difficultés de régulation émotionnelle. Elle souligne toutefois que ces associations ne prouvent pas, à elles seules, une relation de cause à effet.
Autrement dit, les chercheurs s’intéressent bien à ce phénomène, mais chaque personne possède son histoire et ses propres déclencheurs.
Le cerveau apprend à rechercher ce qui soulage rapidement
Les aliments agréables au goût peuvent activer les circuits cérébraux impliqués dans le plaisir et la motivation. Le cerveau sécrète de la dopamine, l’hormone du plaisir.
Lorsqu’une situation est inconfortable, manger peut apporter une satisfaction immédiate. Si cette expérience se répète, le cerveau peut progressivement associer un contexte — rentrer du travail, se sentir rejeté, être seul le soir — à l’envie d’un aliment réconfortant.
Un mécanisme d’apprentissage se met alors en place :
Une émotion désagréable apparaît.
Vous mangez pour vous sentir mieux.
Vous ressentez un soulagement, même temporaire.
Votre cerveau retient que manger peut aider à faire face à cette situation.
La fois suivante, l’envie peut surgir plus rapidement, parfois avant même que vous ayez identifié votre émotion.
Cela ne signifie pas que votre comportement est irréversible. Cela signifie qu’une habitude apprise peut, avec du temps et un accompagnement adapté, évoluer.
La surcharge mentale : quand vous n’avez plus d’espace pour vous
Certaines personnes ne savent même plus ce qu’elles ressentent. Elles savent seulement qu’elles sont fatiguées, tendues ou à bout.
Quand vous passez votre journée à répondre aux besoins des autres, vos propres besoins peuvent devenir difficiles à entendre.
Vous continuez malgré la fatigue. Vous repoussez vos limites. Vous vous dites que vous vous reposerez plus tard.
Puis, à un moment donné, votre capacité à prendre du recul diminue. Le grignotage devient une solution accessible, immédiate et familière.
Ce scénario peut notamment se rencontrer chez les personnes confrontées à une charge mentale importante, à un épuisement émotionnel ou à une période de transition difficile.
Il ne s’agit pas d’une faiblesse. C’est un signal qui mérite d’être écouté.
Et si manger était devenu une façon d’éviter une émotion ?
La tristesse, la colère, la peur ou le sentiment de solitude ne sont pas toujours faciles à accueillir.
Parfois, manger permet de détourner son attention de ce qui fait mal. Pendant quelques minutes, vous pensez moins à votre conflit, à votre inquiétude ou à ce que vous n’arrivez pas à résoudre.
Le problème est que l’émotion initiale peut rester présente lorsque le paquet est vide.
C’est pourquoi chercher uniquement à supprimer le grignotage peut ne pas suffire. Il est souvent utile de comprendre ce que ce comportement vous apporte, puis de développer d’autres moyens de répondre à ce besoin.
3. Pourquoi les régimes et la culpabilité ne suffisent pas toujours
Vous avez peut-être déjà essayé de supprimer le sucre, de ne plus acheter de biscuits ou de vous imposer des règles strictes.
Pendant quelques jours, vous tenez bon. Puis survient une période difficile. Vous mangez davantage que prévu et vous avez le sentiment d’avoir tout gâché.
Vous décidez alors de redoubler d’efforts.
Ce cycle peut devenir épuisant : restriction, tension, envie de manger, culpabilité, nouvelle restriction.
La privation alimentaire n’entraîne pas systématiquement des épisodes de grignotage, et les situations diffèrent d’une personne à l’autre. Néanmoins, des règles trop rigides peuvent compliquer la relation à l’alimentation chez certaines personnes, notamment lorsqu’elles renforcent la peur de perdre le contrôle.
L’objectif n’est pas de remplacer le grignotage par une lutte permanente contre vous-même.
Quelques changements de perspective peuvent vous aider :
Remplacer « Je suis incapable de me contrôler » par « Je cherche à comprendre ce qui déclenche cette envie ».
Remplacer « Je n’ai pas le droit de manger cela » par « Qu’est-ce que je ressens et de quoi ai-je besoin ? ».
Remplacer la punition après un épisode par une observation bienveillante de ce qui l’a précédé.
Éviter de sauter des repas pour compenser : une faim physique importante peut elle-même rendre les envies alimentaires plus difficiles à gérer.
Si vous ressentez une faim physique, il est parfaitement légitime de manger. L’écoute des émotions ne doit jamais conduire à ignorer les besoins nutritionnels de votre corps.
L’enjeu est de retrouver davantage de liberté, et non de contrôler chaque bouchée.
4. Quelles solutions pour réduire le grignotage émotionnel ?
Il n’existe pas de méthode universelle. Pour certaines personnes, le principal déclencheur est le stress professionnel. Pour d’autres, il s’agit de la solitude, d’une blessure affective, d’un manque de confiance en soi ou d’une fatigue devenue chronique.
Une démarche utile consiste à agir sur plusieurs leviers : mieux comprendre les déclencheurs, apprendre à accueillir les émotions et développer de nouvelles réponses.
Solution n° 1 : identifier le moment où l’envie apparaît
Pendant quelques jours, prenez le temps d’observer vos envies de grignotage, sans chercher immédiatement à les supprimer.
Vous pouvez noter :
La situation : que se passait-il juste avant ?
L’émotion : étiez-vous stressé, triste, frustré, inquiet ou simplement fatigué ?
Le besoin : aviez-vous besoin de repos, de réconfort, de sécurité ou d’une pause ?
La suite : qu’avez-vous ressenti après avoir mangé ?
Il ne s’agit pas de surveiller votre alimentation ni de compter vos calories. Le but est de repérer d’éventuels schémas répétitifs.
Vous remarquerez peut-être que vos envies surviennent après certains appels, lorsque vous rentrez chez vous ou lorsque vous vous retrouvez enfin seul.
Cette prise de conscience constitue déjà une première étape : vous commencez à observer le mécanisme plutôt qu’à le subir systématiquement.
Solution n° 2 : créer une pause entre l’envie et l’action
Lorsque l’envie arrive, essayez, si cela vous convient, de prendre quelques instants avant d’agir.
Posez vos pieds au sol. Relâchez les épaules. Prenez quelques respirations naturelles et demandez-vous :
« Qu’est-ce qui se passe en moi, maintenant ? »
Vous pouvez aussi vous demander si vous avez faim, si vous avez besoin de boire, de vous reposer ou de manger pour répondre à un besoin physique.
Si vous avez vraiment faim, mangez. Votre corps vous parle et il est normal de l’écouter. Si vous identifiez une émotion, vous pouvez essayer de lui faire une place avant de décider de la suite.
Cette pause n’a pas pour objectif de vous interdire un aliment. Elle vise à vous redonner une possibilité de choix.
Au début, quelques secondes suffisent. Vous n’avez pas besoin de réussir à chaque fois.
Solution n° 3 : développer d’autres façons de vous apaiser
Si manger est devenu votre principal moyen de soulager la tension, il peut être utile de diversifier vos ressources.
Selon votre situation, vous pourriez essayer :
de marcher quelques minutes à l’extérieur ;
de prendre une douche chaude ou de vous installer au calme ;
de téléphoner à une personne avec laquelle vous vous sentez en confiance ;
de mettre des mots sur ce qui vous préoccupe ;
de pratiquer quelques minutes de respiration ou de pleine conscience ;
de vous accorder une pause sans devoir la justifier.
Ces alternatives ne remplaceront pas toujours le réconfort procuré par la nourriture. Et ce n’est pas leur rôle !
Elles vous permettent plutôt de découvrir que plusieurs réponses sont possibles face à une même émotion.
5. Comment l’hypnose peut-elle aider face au grignotage émotionnel ?
L’hypnose est souvent associée au spectacle ou à l’idée de perdre le contrôle. Dans un accompagnement individuel, elle peut être abordée très différemment.
Il s’agit d’un état d’attention particulier, dans lequel la personne peut se concentrer sur certaines sensations, pensées, images ou expériences intérieures. Elle reste actrice de la démarche et peut exprimer ses limites.
Dans le cadre du grignotage émotionnel, l’hypnose peut être utilisée pour explorer les situations déclenchantes, travailler sur les associations apprises et renforcer des ressources personnelles telles que le calme, la sécurité ou la confiance.
Prenons un exemple.
Vous avez pris l’habitude de grignoter dès que vous vous asseyez sur votre canapé le soir. Cette habitude est devenue presque automatique : canapé, fatigue, cuisine, chocolat.
Un accompagnement peut vous aider à explorer ce qui rend ce moment difficile, à identifier ce dont vous avez réellement besoin et à imaginer des réponses alternatives qui vous correspondent.
Il peut également permettre de travailler sur certaines représentations personnelles : l’impression de devoir tout supporter, la difficulté à dire non ou le sentiment de ne jamais en faire assez.
L’hypnose ne garantit pas la disparition des envies alimentaires. Les données spécifiques à son efficacité contre le grignotage émotionnel sont moins solides que celles disponibles pour certaines interventions psychologiques mieux étudiées. Elle doit donc être présentée comme une approche possible, et non comme un traitement dont les résultats seraient assurés.
Son intérêt potentiel réside notamment dans le travail personnalisé autour de votre vécu, de vos habitudes et de vos objectifs.
6. L’EFT : accueillir les émotions plutôt que les combattre
L’EFT, ou Emotional Freedom Techniques, associe la verbalisation d’une difficulté émotionnelle à des tapotements effectués sur certains points du corps.
Dans un accompagnement, cette méthode peut servir de support pour porter attention à une émotion, reconnaître ce qu’elle représente et réduire le sentiment de débordement qu’elle provoque.
Par exemple, une personne peut ressentir une forte tension après une journée où elle a eu l’impression de ne pas être à la hauteur.
Au lieu de se reprocher de vouloir manger, elle peut apprendre à reconnaître cette tension, à exprimer ce qu’elle ressent et à aborder la situation avec davantage de recul.
Des études sur l’EFT ont évalué ses effets sur l’anxiété et le stress. Une revue systématique publiée en 2025 a recensé sept essais randomisés portant sur 506 participants et relevé des résultats encourageants sur les symptômes anxieux. Les auteurs soulignent toutefois des limites méthodologiques et la nécessité de recherches de meilleure qualité. Ces résultats ne démontrent pas que l’EFT supprime directement le grignotage émotionnel.
L’EFT peut ainsi être envisagée comme une approche complémentaire pour travailler sur certaines émotions associées au comportement alimentaire, sans prétendre remplacer les soins nécessaires lorsque la situation le justifie. L’EFT reste un outil parmi d’autres et son emploi est très somple, au point qu’il peut ensuite être reprodui assez aisément à la maison en complément.
7. La pleine conscience : retrouver une relation plus attentive à l’alimentation
Manger devant un écran, terminer machinalement un paquet ou ne réaliser qu’après coup que l’on a beaucoup mangé : ces situations sont familières à de nombreuses personnes.
La pleine conscience consiste à porter attention à l’expérience présente, avec curiosité et sans jugement immédiat.
Appliquée à l’alimentation, elle peut vous aider à reconnaître plus facilement les sensations de faim et de satiété, à observer vos envies et à apprécier ce que vous mangez.
Une étude randomisée publiée en 2023 dans l’European Eating Disorders Review a évalué un programme de pleine conscience alimentaire auprès de 76 adultes en surpoids ou présentant une obésité. Les résultats ont montré une diminution de l’alimentation émotionnelle dans le groupe bénéficiant du programme en complément de la prise en charge habituelle, sans différence significative sur le poids. L’étude reste de taille limitée, mais elle apporte des données directement pertinentes sur ce type d’intervention.
Un exercice simple à essayer chez vous
La prochaine fois que vous mangez, choisissez si possible un moment où vous pouvez ralentir un peu.
Regardez l’aliment et observez sa texture et son odeur.
Prenez une première bouchée en prêtant attention à son goût.
Remarquez vos sensations, sans vous obliger à manger plus lentement que vous ne le souhaitez.
Demandez-vous simplement si vous appréciez ce moment et comment vous vous sentez.
Vous n’avez pas besoin de pratiquer parfaitement. Il s’agit d’apprendre à être davantage présent à votre expérience.
La pleine conscience n’est ni un régime ni une technique destinée à vous empêcher de manger. C’est une manière de renouer progressivement avec vos sensations et vos besoins.
8. Le recadrage perceptif : changer de regard sur ce que vous vivez
Parfois, le grignotage est entretenu par la façon dont vous interprétez les événements.
Vous pensez peut-être : « Je dois être fort(e) », « Je ne peux pas décevoir les autres » ou « Si je ne fais ce qui est attendu, je ne vaux rien ».
Ces pensées peuvent générer une pression considérable, même lorsqu’elles ne correspondent pas à toute la réalité de votre situation.
Le recadrage perceptif consiste à explorer d’autres façons de comprendre une expérience, sans nier les difficultés rencontrées.
Par exemple :
« Je manque de volonté » peut devenir « J’ai développé une habitude qui m’aide à faire face à certaines émotions ».
« Je dois toujours être disponible » peut devenir « J’ai aussi le droit de préserver mon énergie ».
« J’ai encore échoué » peut devenir « Je viens d’identifier une situation dans laquelle j’ai besoin d’autres ressources ».
Il ne s’agit pas de remplacer une pensée négative par une phrase positive artificielle. Il s’agit de retrouver une vision plus nuancée, qui vous laisse davantage de possibilités.
Lorsque le grignotage s’inscrit dans un contexte de surcharge mentale, de perte de confiance en soi ou de difficultés relationnelles, ce travail peut contribuer à faire émerger des changements plus larges dans la manière de prendre soin de vous.
9. Un accompagnement personnalisé à Thuir, près de Perpignan (66)
Il est parfois difficile de prendre du recul lorsque l’on est soi-même au cœur du problème. Un regard extérieur et bienveillant est souvent nécessaire.
Vous avez peut-être déjà beaucoup réfléchi à vos habitudes. Vous savez que vous grignotez davantage lorsque vous êtes stressé, mais cette compréhension ne suffit pas toujours à modifier ce qui se passe au quotidien.
C’est là qu’un accompagnement individuel peut avoir sa place.
En tant qu’hypnologue à Thuir, je propose une démarche adaptée à votre vécu et à vos besoins. L’hypnose, l’EFT, la pleine conscience et le recadrage perceptif peuvent être mobilisés de façon complémentaire, selon votre situation.
Nous devrons notamment explorer :
les circonstances dans lesquelles vos envies de grignotage apparaissent ;
les émotions et les besoins qui peuvent y être associés ;
les habitudes que vous souhaitez faire évoluer ;
les difficultés qui entretiennent votre stress ou votre épuisement ;
les ressources que vous pouvez développer pour traverser les moments délicats autrement.
Il ne s’agit pas de rechercher systématiquement un traumatisme ou une cause cachée. Parfois, plusieurs facteurs très concrets et déjà identifiés se combinent : manque de repos, pression professionnelle, habitudes familiales, difficultés à poser des limites ou rythme de vie exigeant.
L’accompagnement vise à tenir compte de cette réalité, sans vous imposer un parcours standardisé.
Mon cabinet est situé au 9 rue Hoche, à Thuir (66300). Je reçois les personnes de Thuir et des communes environnantes, notamment Ille-sur-Têt, Le Soler, Toulouges, Canohès, Pollestres, Ponteilla, Trouillas et Millas, ainsi que celles venant de Perpignan, de Saint-Estève et d’autres secteurs des Pyrénées-Orientales.
Si le grignotage s’accompagne de pertes de contrôle importantes, de crises alimentaires répétées, de comportements compensatoires ou d’une souffrance marquée, un avis médical ou un accompagnement spécialisé des troubles du comportement alimentaire est important. Mon approche ne remplace pas cette prise en charge et je vous orienterai vers un médecin si nécessaire.
10. À retenir : vous n’avez pas à vous battre contre vous-même !
Le grignotage émotionnel n’est pas simplement une question de volonté.
Il peut être associé au stress, à la fatigue, à certaines émotions ou à des habitudes apprises.
Comprendre les circonstances qui déclenchent vos envies est souvent plus utile que de vous culpabiliser.
L’hypnose, l’EFT, la pleine conscience et le recadrage perceptif sont des approches complémentaires qui peuvent être explorées selon votre situation.
Les changements durables se construisent progressivement, sans exiger de vous une maîtrise parfaite de chaque envie.
Si vous perdez régulièrement le contrôle de votre alimentation ou souffrez beaucoup de cette situation, vous méritez une aide adaptée.
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être épuisé pour commencer à prendre soin de vous. Vous pouvez apprendre à écouter vos besoins, à reconnaître vos limites et à développer d’autres façons de traverser les moments difficiles.
FAQ : vos questions sur le grignotage émotionnel
1. Comment arrêter de grignoter quand on est stressé ?
Commencez par repérer les situations dans lesquelles l’envie apparaît. Essayez ensuite d’identifier votre besoin : manger parce que vous avez faim, vous reposer, vous rassurer ou relâcher la pression. La pleine conscience et un accompagnement personnalisé peuvent vous aider à développer des réponses plus adaptées, sans culpabilisation ni restriction excessive.
2. Pourquoi ai-je envie de sucre quand je suis triste ou anxieuse ?
Les aliments sucrés peuvent procurer du plaisir et un réconfort immédiat. Avec la répétition, votre cerveau peut associer certaines émotions à l’envie d’en manger. Le stress, le manque de sommeil et les habitudes personnelles peuvent également intervenir. Ce phénomène n’a pas une cause unique et ne traduit pas nécessairement un manque de volonté.
3. L’hypnose est-elle efficace contre le grignotage émotionnel ?
L’hypnose peut être utilisée pour explorer les déclencheurs émotionnels, travailler sur certaines habitudes et développer de nouvelles ressources. Cependant, les preuves scientifiques spécifiques au grignotage émotionnel restent limitées. Les résultats varient selon les personnes, et l’hypnose ne garantit pas la disparition des envies alimentaires.
4. Quelle est la différence entre la faim physique et la faim émotionnelle ?
La faim physique est liée aux besoins énergétiques du corps. L’envie émotionnelle apparaît en réaction à un état affectif ou à une situation particulière. Les deux peuvent toutefois coexister. Il est donc préférable d’observer ses sensations et son contexte plutôt que de chercher à appliquer une règle rigide à chaque envie.
5. Où et comment me trouverà Thuir ?
Vous pouvez prendre contact avec moi via mon site internet ou le site Resalib.fr, pour échanger sur votre situation et envisager un accompagnement adapté. L’hypnose, l’EFT, la pleine conscience et le recadrage perceptif peuvent être proposés selon vos besoins. En cas de troubles alimentaires importants, une prise en charge médicale ou spécialisée peut également être nécessaire.
Conclusion : et si vous écoutiez enfin ce que vos émotions essaient de vous dire ?
Peut-être que vous en avez assez de vous promettre chaque soir que demain sera différent. Peut-être que vous avez l’impression de perdre le contrôle sur quelque chose que vous devriez pourtant savoir maîtriser.
Mais derrière ce comportement, il y a parfois une personne qui fait de son mieux, qui assume beaucoup, qui s’oublie et qui cherche simplement un peu de réconfort.
Vous n’avez pas besoin de vous juger davantage. Vous avez besoin de comprendre ce qui se passe et de trouver des façons de prendre soin de vous qui vous correspondent.
Si vous souhaitez explorer cette démarche, je vous accueille dans mon cabinet à Thuir, pour un échange respectueux de votre histoire et de votre rythme.
Vous pouvez me contacter pour discuter de votre situation et déterminer si mon accompagnement peut répondre à vos besoins. Le premier pas n’est pas de vous promettre de tout changer. C’est de vous autoriser à envisager une autre manière d’avancer.
Références scientifiques pour approfondir le sujet
Ces publications permettent d’étayer l’article sans présenter les approches complémentaires comme des solutions dont l’efficacité serait garantie.
1. Saha et al. (2026). Emotional eating as a stress- and emotion-regulation coping mechanism: a systematic review of quantitative evidence across populations. Journal of Eating Disorders. Revue consacrée aux liens entre alimentation émotionnelle, stress et régulation émotionnelle. Lire la publication scientifique.
2. Morillo-Sarto et al. (2023). Mindful eating for reducing emotional eating in patients with overweight or obesity in primary care settings: A randomized controlled trial. European Eating Disorders Review, 31(2), 303–319. Lire l’essai clinique.
3. Choi, Sung et Lee (2025). Emotional Freedom Techniques for Anxiety Disorders: A Systematic Review. Healthcare, 13(17), 2180. Cette revue porte sur l’anxiété, et non directement sur le grignotage émotionnel. Consulter la revue sur PubMed.
4. Val-Laillet et al. (2022). Interactions between emotions and eating behaviors: Main issues, neuroimaging contributions, and innovative preventive or corrective strategies. Revue des mécanismes liant émotions et comportements alimentaires. Consulter la publication sur PubMed.
